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RALLYE 2005
Samedi 18 juin, le Rallye n’a lieu que le lendemain mais déjà, en début d’après midi les premiers participants arrivent à Treize Septiers. Il faut dire que la plupart des inscrits n’ont pas hésité à faire beaucoup de Kilomètres, pour venir participer à cette deuxième ballade, uniquement réservée aux deux roues de la marque de Graz. Tel Harry Dirix, venu tout exprès de sa Hollande natale avec une très belle 250 SGS, ou bien André François, qui n’a pas hésité à traverser la France depuis Lille, avec comme seule compagnie sa 250 MC sur la remorque, à 73 ans, il faut le faire ! Le président de l’Amicale tient à rajouter que « cela me fait énormément plaisir de voir qu’il y a des gens suffisamment passionnés prêts à faire énormément de kilomètres, uniquement pour participer à notre Rallye, alors que je connais plusieurs Puch à côté de chez moi qui ne sortent jamais ». Nos amis bretons, Yvon et André Ledreff, arrivent quant à eux de Brest, avec une machine qu l’on ne voit pas souvent dans les Rallyes, une 250 S4 de 1943. Montpellier, Valence, Angers, La Baule, la région parisienne, les Puchistes arrivent de partout et le petit village du Rorthais devient vraiment le temps d’un week-end la capitale de la Puch. L’accueil du samedi permet à tout le monde de faire connaissance, dans une ambiance conviviale et décontractée. Avant de passer à table, les adhérents se retirent pour assister à l’Assemblée Générale de l’Amicale, qui verra son bureau reconduit dans ses fonctions, et renforcé par l’élection de trois nouveaux membres. Pendant le repas les discussions vont bon train et inutile de vous préciser que le double piston monopolise presque toutes les conversations, qui s’achèveront tard dans la nuit. Mais au petit matin tout le monde est à l’heure pour le départ, même si pour certains le réveil a été plus dur que pour d’autres….. quelques Puchistes qui n’ont pu arriver la veille déchargent leurs motos, avant d’aller prendre un café, ce qui nous laisse le temps de faire le tour des machines présentes. 175 SV ou SVS, 250 SG ou TF, 150 TL et 125 TT, presque tous les modèles d’après-guerre de la marque sont représentés, y compris une peu courante 250 TFS et un original scooter 125 RL, sans oublier celles déjà citées, les 250 MC et S4. Mais il est temps de prendre la route, direction les vignobles du Muscadet, en passant par les « bords de Sèvre ». Le premier arrêt à lieu à Clisson, où une dégustation d’huîtres attend les participants au pied des remparts du château médiéval. Yvon, qui était un peu inquiet avant le départ (« j’espère que je n’aurais pas de mauvaise surprise, la moto n‘a parcourue qu’une quarantaine de kilomètres depuis sa remise en état ») peut être satisfait, la S4 tourne comme une horloge. André Ledreff, le mécano du « Team Brestois » est tout sourire et fier de son travail, il y a de quoi car pour sa première sortie, la Puch ne rencontrera aucun problème durant les 130 km du Rallye. Mais où est donc passée la 125 TT ? L’ami Chicco s’est égaré dès le début du parcours, heureusement qu’il y a les portables car il est tombé en panne en pleine campagne. Une fois tout le monde rassemblé et rassasié c’est à nouveau le départ, nous quittons les vignobles pour nous diriger vers le bocage. Les petites routes, délimitées par des haies verdoyantes, nous donnent l’impression d’être retournés cinquante ans en arrière. Mais déjà le cortège arrive à Treize Septiers où doit avoir lieu le repas. La chaleur est accablante et chacun essaie de trouver un peu d’ombre, nous en profitons pour discuter avec André François, un ancien concessionnaire de la marque, qui a ressorti sa 250 MC achetée neuve en 1956 et avec laquelle il a participé à de nombreuses épreuves dans le nord de la France et en Belgique « le moteur alu et ses deux carburateurs étaient inexploitables en moto cross, alors à l’époque je l’ai remplacé par un cylindre fonte de SGS mono carbu, maintenant je regrette de ne pas avoir conservé ce haut moteur, et j’aimerai bien en retrouver un, afin de remettre ma moto dans sa configuration d’origine. » Après le repas et l’inévitable photo de groupe, tout le monde redémarre les motos, car la ballade n’est pas finie, le circuit de l’après-midi comporte une trentaine de km, avec un arrêt à Montaigu, où Pierre Lauvergeat nous fait découvrir sa collection privée. Pas de Puch chez lui, mais que de belles motos, notre homme apprécie tout particulièrement les avant-guerre et à un faible pour les avant 14, la Française-Diamant, Deronzières, René Gillet…. Difficile de toutes les citer, mais chacun a pu s’en mettre plein les yeux. La petite dizaine de kilomètres qui nous sépare du point de départ est vite «avalée ». Il est temps de remettre les trophées souvenirs à chaque participant. Ultimes au revoirs et déjà les motos remontent sur les remorques. Voilà la 2ième édition du Rallye Puch est terminée mais rendez-vous est pris pour la 3ième qui aura lieu à Chinon (37) le 18 juin 2006. Texte : Frédéric Braud
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