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ESSAI

Les Établissements HUMBLOT, importateurs des productions PUCH, en France, qui viennent de recevoir quelques scooters de cette marque, ont tenu à les présenter aussitôt à leurs agents et à la presse spécialisée.

Toutefois, au lieu de faire admirer le dernier né de la grande usine autrichienne dans une vitrine ou dans un quelconque Salon parisien, MM. HUMBLOT ont eu l’heureuse initiative de faire cette Présentation. en pleine Auvergne, dans un cadre splendide, surtout en cette saison.

A l’occasion de cette fête, plus de soixante personnes étaient présentes; parmi elles, on comptait principalement des agents de la marque, venus des quatre coins de la France, des confrères attachés à des journaux régionaux, sans oublier notre sympathique ami NEBOUT, de « Motocycles ».

Dès le lendemain de l’arrivée, une véritable caravane quittait Aurillac. Elle comprenait de nombreuses, voitures, appartenant à des agents PUCH, les autres ayant utilisé leurs machines personnelles, qui étaient des 125-150-250 Cc et même quelques 250 sport, toutes des PUCH, bien entendu! Nous ne tardâmes pas à arriver à SALERS, qui est une très vieille petite ville, logée dans la montagne, où une substantielle collation fut avalée de bon appétit.

Nouveau départ pour Saint-Paul-de-Salers; la route, quoique en bon état, était pleine de difficultés avec ses virages en "épingle à cheveux sans visibilité"; par contre, un panorama magnifique faisait regretter aux pilotes des voitures fermées, de ne pas parcourir la route sur une moto ou un scooter, comme je l’ai fait moi-même.

Voici maintenant le "bout de la route". A Saint-Paul­de-Salers, la route se termine brusquement sur la place de l‘église; nous sommes obligés d’abandonner les voitures, qu’il est impossible de faire monter plus haut.

Nous empruntons un sentier de chèvre, en pleine montagne, à pied pour les pauvres automobilistes et à moto ou en scooter pour les autres, qui en profitent pour prendre une belle avance, malgré les difficultés à peine croyables du chemin coupé de bosses; garni de pierres de la taille d’un pavé, creusé d’ornières profondes, en un mot un chemin qu’on peut sans exagérer qualifier d’impraticable.

Pas de surprises du côté des motos, tout va bien et c’est normal, étant donné la classe de ceux qui les montent.

Mais, à la grande stupéfaction de tous, y compris des pilotes, les scooters PUCH se tirent fort bien des difficultés sans nombre qui surgissent devant leurs roues à chaque instant.

Évidemment, il faut bien s’aider un peu des jambes, et les béquilles (le point le plus bas des scooters) raclent bien un peu le sol, mais le grand diamètre des roues permet "d’avaler" des obstacles sûrement insurmontables pour des machines équipées de roues plus petites. Il faut ajouter toutefois, que jamais on ne rencontre de telles difficultés, même en recherchant volontairement les plus mauvais chemins.

Nous voici tous arrivés à bon port à 1a Roncheyre,, après avoir franchi des pentes de plus de 18 %.

Cette première ascension avait déjà été effectuée en 1951,par Michel HUMBLOT et l’agent d’Aurillac ROUZIERES, sur une 250 T F de série.

Le jour suivant, quelques enragés devaient, avec les scooters et quelques motos, continuer l’ascension sur l’herbe, derrière la ferme; là, plus de trace de sentier, on monte où l’on veut à travers la montagne, pendant neuf kilomètres avant d’atteindre le sommet du "Puy Violent", à 1.400 mètres d’altitude. C’est la première fois que des scooters parviennent jusqu’à ce point.

Nouveau départ et arrivée sensationnelle dans Aurillac. Le soir, dîner à l’hôtel et, dès le lendemain matin, nous nous séparons ; chacun retourne cher lui, enchanté de ces quelques heures de délassement, et comptant bien recevoir de nombreux scooters PUCH, qui feront assurément la joie de ceux qui veulent allier la protection du scooter à la tenue de route de la moto.

ROGER BRIOULT.

                                                  Revue Technique Moto  N°59   Février 1953